STUK Arts Center, Leuven (BE)
The Gyre
2018
Deux danseurs tournoient inlassablement et déroulent pas à pas une partition captivante de mouvements entrelacés, nous transportant délicatement dans les ourlets du temps et la conscience d’un univers sans absence. The Gyre a été créé le 18 novembre 2018 à Winterthur (CH). La pièce a remporté le Prix de la Distribution lors de La Grande Scène 2018, porté par le réseau français des PSO, ainsi que le Partner Award 2019 (Dansateliers Rotterdam) dans le cadre de la compétition RIDCC à Rotterdam (NL).
La matière est en perpétuelle agitation, elle ne connaît aucun repos. De ce flux ininterrompu d’énergie s’élèvent et s’effondrent les formes de la réalité que nous connaissons. Tout est mouvement et tout est conduit en permanence par un inextinguible besoin d’exister et de transmettre.
The Gyre est une pièce évoluant à partir d’une action extrêmement simple : marcher. Cette simplicité nous transporte délicatement dans les ourlets du temps et la conscience d’un univers sans absence. Les deux danseurs tournoient inlassablement et déroulent pas à pas une partition captivante de mouvements entrelacés. La ligne qui permet de les distinguer l’un de l’autre, ondule, s’estompe et finalement, disparaît.
Par son caractère répétitif et sa forme cyclique, The Gyre amène le spectateur vers un état d’hypnose léger. La chorégraphie entière circule en orbite autour d’un centre fixe, en analogie avec les planètes, et génère ainsi une variation continue des perspectives. Le temps, qui tout au long de la pièce s’égrène au rythme de leurs pas, va peu à peu se fondre dans la même courbure.
The Gyre a été créé le 18 novembre 2018 à Winterthur (CH). Depuis, la pièce a connu une très belle visibilité en Belgique, France, Allemagne, Grèce, aux Pays-Bas, Norvège, Iran, Maroc, Jordanie…
The Gyre a remporté le Prix de la Distribution lors de La Grande Scène 2018 (Arles), avec le soutien du réseau français Les Petites Scènes Ouvertes durant la saison 2019/20, ainsi que le Partner Award 2019 (Dansateliers Rotterdam) dans le cadre de la compétition internationale RIDCC à Rotterdam (NL).
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The Gyre - création de Tumbleweed (24’ / 40’, 2018)
Concept et interprétation : Angela Rabaglio, Micaël Florentz
Création lumière et scénographie : Arnaud Gerniers, Benjamin van Thiel
Musique (composition originale) : Daniel Perez Hajdu
Regard extérieur : Dagmar Dachauer
Administration : Camille Collard
Communication et diffusion : Quentin Legrand (Rue Branly)
Production : Tumbleweed
Coproduction : Dansomètre / Oriental-Vevey (CH), Garage29 (BE), Wolubilis (BE)
Résidences / soutiens : Charleroi danse (BE), De Warande (BE), Destelheide (BE), Carthago (BE), Dance Atelier Reykjavik (IS), MMF Slaturhusid (IS), The Freezer (IS), Dampfzentrale Bern (CH), Lo Studio (CH), CCN Roubaix (FR)
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Wallonie-Bruxelles International, en coréalisation avec le réseau des Petites Scènes Ouvertes avec le soutien de l'ADAMI / SACD
Angela Rabaglio & Micaël Florentz - Tumbleweed sont artistes associé.es à Charleroi danse - Centre chorégraphique Wallonie-Bruxelles (2026-2029).
Photos © Flurin Bertschinger, Bart Carlier, Bart Carlier
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[ Critique ] "Quarante minutes d’une hypnotique beauté. (…) Ni monotones, ni linéaires, la chorégraphie et la création sonore nous emportent, ensemble, dans une sensation de vertige. (…) The Gyre est à mille lieux d’un déploiement de muscles ou de force ; c’est une intuition plutôt qu’une déclaration, d’une grande finesse du geste et du jeu."
Marie Godfrin-Guidicelli, Ouvertauxpublics.fr, 18.01.23
[ Critique ] "[Angela Rabaglio et Micaël Florentz] livrent une performance incroyable et d’une rare précision. (...) Le duo chorégraphique est magnifié par de belles lumières, une marche à l’unisson pour un voyage infini dans la vie."
Paula Gomes, Theatreactu.com, 17.02.23
[ Critique ] "Un pas de deux giratoire fascinant dont la griserie se renouvelle jusqu'au bout."
Rosita Boisseau, 06.05.22
[ Entretien ] "Pendant les premières années qui ont suivi notre rencontre, nous avons eu la chance de beaucoup voyager. Nous nous sommes notamment rendus en Islande pour y arpenter les paysages sauvages et les chemins non balisés. C’est de ce voyage que la plupart des fondements de The Gyre sont issus : la fugacité des formes, la transformation continue des paysages, l’interdépendance dans la marche."
Entretien avec Wilson Le Personnic, Ma Culture, 20.09.21
[ Critique ] "Angela Rabaglio et Micaël Florentz (…) exécutent une inlassable rotation à deux corps, très proches l’un de l’autre et (semble-t-il) tendus vers l’infini : une lancinante et envoûtante incantation muette, en clair-obscur, dont les oscillations sont très bien mises en relief par la lumière et la musique."
Jérôme Provençal, Les Inrockuptibles, 10.03.20
[ Critique ] "Variation autour de la marche cette pièce trouble par l’excellence des danseurs pris dans un mouvement quasi continu. (...) Première création de la compagnie Tumbleweed –nom donné aux Etats-Unis à ces buissons s’envolant- cette chorégraphie toute de gravitation ne laissera personne indifférent."
Philippe Noisette, Sceneweb.fr, 06.03.20
[ Critique ] "Dépassant le simple cadre de la chorégraphie, la grammaire très structurée, très précise du duo convie aux rêves, aux songes, à sortir du cadre pour plonger dans ses pensées. Quelques variantes dans leurs gestuels viennent réveiller nos curiosités, avant de sombrer à nouveau dans une autre dimension de ce moi intérieur."
Olivier Frégaville, L’Oeil d’Olivier, 05.03.20
[ Critique ] "Une pièce magistrale, digne des premiers Keersmaeker, tant par sa radicalité que par sa rigueur et la maîtrise de son exécution. Les deux danseurs, sur une musique qui rappelle le 'Drumming' de Steve Reich, dessinent, suivant un mouvement quasi perpétuel, chacun son propre cercle, imbriqué dans celui de l'autre. Micaël Florentz et Angela Rabaglio orchestrent tout en douceur une transe méditative et enivrante réglée comme du papier à musique, un voyage qui nous parle du couple, de comment être un quand on est deux, toujours à l'unisson. C'est à la fois minimaliste, d'une beauté dangereuse tant on guette le faux pas (qui jamais ne viendra), et d'un optimisme salvateur quant à la relation amoureuse."
Thomas Adam-Garnung, Ballroom, 05.03.19
[ Critique ] "On se lie par conséquence à la simplicité et on commence presque automatiquement à adapter sa propre respiration au rythme de la danse. Des mains touchent des mains, touchent les épaules, touchent les têtes et forment finalement des cercles si larges que tout le mouvement apparaît comme une succession apparemment sans fin de courbures, ce qui à son tour fait appel à l'esprit. La sensation de bonheur dans l'estomac et le sourire sur le visage apparaissent automatiquement."
PS Zeitung, Zurich, 16.11.18