Piñata Cake (2025) - Gaël Santisteva
Performance insolite, visuelle, musicale et physique inspirée du cirque, Piñata Cake joue avec nos attentes et notre soif d’étonnement. De prime abord invisibles, la scénographie et les protagonistes se dévoilent progressivement, de façon parfois intime, spectaculaire ou dérisoire.
Qui opère dans cet espace théâtral ? Qui sont véritablement les acteur·ice·s de ce paysage hallucinatoire ? Est-ce important de les définir ?
Comme une danse entre le caché et le dévoilé, les performeur·euse·s au plateau se lancent dans des tentatives révélatrices au travers d’entresorts. Iels discutent, font des pyramides, chantent, parfois se taisent, entraînant le public dans un paysage fantastique et réflectif.
De manière ludique et anarchique, iels tentent d’avancer sur des questions liées à nos rapports sociaux, nos constructions, et à ce que nous décidons de laisser paraître en société.
Les premières de Piñata Cake ont eu lieu du 4 au 8 mars 2025 à l’Atelier 210 (Bruxelles, BE).
Après TALK SHOW (2017), Garcimore est mort (2021) et Voie, Voix, Vois (avec Saaber Bachir et Antoine Leroy, 2023), Piñata Cake est le quatrième projet de Gaël Santisteva. En 2026, il va développer le projet de recherche Smoothie Songs (and Teen Screams).
Piñata Cake - un projet de Gaël Santisteva (65’, 2025)
Création et interprétation : Gaël Santisteva, Micha Goldberg, Jonas Chéreau, Vivi Focquet, Maya Dhondt
Conseils artistiques : Lara Barsacq
Conseils dramaturgiques : Sarah Vanhee
Création sonore et musicale : Maya Dhondt
Création des lumières : Emma Laroche-Brassié
Création des costumes : Sofie Durnez
Création de la scénographie : Sofie Durnez, Gaël Santisteva
Régie son : Fred Miclet, Lucie Bourdon
Administration et production : Mélanie Jourdan, Myriam Chekhemani (La chouette diffusion)
Communication et diffusion : Quentin Legrand (Rue Branly)
Production : Gilbert & Stock
Coproduction : Atelier 210, Charleroi danse - Centre Chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Théâtre national Wallonie-Bruxelles, UP - Circus & Performing Arts
Résidences : Charleroi danse, Grand Studio, Kunstenwerkplaats, Studio Thor, Arts Center Buda, Latitude 50 – Pôle des arts du cirque et de la rue
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Photos : Stanislav Dobak
DATES A VENIR
24.03.2026 | UP Festival, Bruxelles (BE)
DATES PRECEDENTES
04.03.2025 | Atelier 210, Bruxelles (BE) - PREMIERE
05.03.2025 | Atelier 210, Bruxelles (BE)
06.03.2025 | Atelier 210, Bruxelles (BE)
07.03.2025 | Atelier 210, Bruxelles (BE)
08.03.2025 | Atelier 210, Bruxelles (BE)
03.07.2025 | Festival de la Cité, Lausanne (CH) - Première en Suisse
04.07.2025 | Festival de la Cité, Lausanne (CH) - Première en Suisse
26.11.2025 | Théâtre National Wallonie-Bruxelles x Charleroi danse, La Raffinerie, Bruxelles (BE)
27.11.2025 | Théâtre National Wallonie-Bruxelles x Charleroi danse, La Raffinerie, Bruxelles (BE)
28.11.2025 | Théâtre National Wallonie-Bruxelles x Charleroi danse, La Raffinerie, Bruxelles (BE)
[ Critique ] “Piñata Cake tient le public en haleine avec des promesses qu'il ne tient délibérément pas. Gaël Santisteva ne montre pas le spectacle, mais notre soif de spectacle, et à quel point nous nous appuyons sur l'attente d'une révélation qui ne viendra peut-être jamais. (...) Piñata Cake est une réflexion sur notre quête incessante de nouveauté, de grande révélation. Le spectacle remet également en question les attentes élevées qui entourent aujourd'hui l'art en tant que « message ». Santisteva sabote cette machine à attentes, afin que nous prenions conscience que nous voulons toujours voir quelque chose « résolu » immédiatement et à quel point nous supportons mal que cela ne se produise pas. (...) Nous vivons à une époque de révélations, de déballages et de gratification instantanée, de vidéos qui doivent toujours montrer « quelque chose ». Santisteva et ses complices renversent cette logique dominante. Ils montrent une piñata vide qui, contrairement à ce que l'on pourrait attendre, ne contient pas de bonbons. L'ensemble est presque un spectacle, presque une émotion, presque de la magie. Mais c'est précisément dans ce « presque » qu'ils montrent à quel point nous sommes devenus dépendants de cette promesse elle-même.”
Jasper Delva, pzazz Theater, 26.11.25